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du 16 mars au 12 mai

Disfluences & Circulez, Y’a Rien A Voir

exposition de Cécile Babiole

Entrée libre.
Visite commentée pour les groupes sur rendez-vous au 01 48 61 09 85.

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DISFLUENCES
Contrairement à l’écrit, l’oral est parsemé de petites hésitations, répétitions, allongement syllabiques, qui viennent perturber la fluidité de la parole. Ces discontinuités sont appelées « disfluences ». Elles ont pour fonction de faire patienter l’interlocuteur pendant l’élaboration du discours, elles traduisent les émotions, le stress mais aussi le profil sociologique du locuteur… Réalisée et montée à partir d’un entretien avec Olivier Baude, du Laboratoire Ligérien de Linguistique, la vidéo Disfluences est l’occasion de jouer avec les ratés de la parole.
Crédits : Olivier Baude, docteur en science du langage, DGLFLF (Délégation générale à la langue française et aux langues de France)

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CIRCULEZ Y’A RIEN À VOIR
Circulez Y’a Rien A Voir est une installation qui prend place dans un lieu de passage. C’est un dispositif interactif, sonore et visuel à destination des passants. Ces derniers sont invités à s’approprier l’installation qui devient une sorte de révélateur du comportement social. Les passants, en traversant la portion de terrain située devant l’œuvre, génèrent volontairement ou à leur insu des images et des sons par leurs simples déplacements. Les mouvements, captés par une caméra et analysés en temps réel, sont convertis en motifs graphiques et en modulations sonores. Si personne ne bouge, aucun son ni image ne sont produits. Circulez, donc, sinon, il n’y a rien à voir ! Acteur ou spectateur chacun peut, à sa guise, déambuler, danser, piétiner, courir, ou tout simplement bouger la main et expérimenter à sa manière les images et sons qu’il déclenche.

Dans le cadre de sa résidence artistique, en partenariat avec la Délégation générale à la Langue française et aux langues de France (DGLFLF)

CÉCILE BABIOLE
De la musique industrielle dans les années 80 (au sein du groupe Nox) aux arts électroniques et numériques aujourd’hui, le travail de Cécile Babiole évolue de manière transversale, croisant les circuits de la musique et des arts visuels. Loin d’une pluridisciplinarité de mise, c’est le passage d’un langage à un autre, la contamination d’un code par un autre, ou encore l’import/export de concepts ou de processus qui sous-tendent sa pratique. Ses derniers travaux s’intéressent à la physicalité à l’ère numérique, à l’archéologie des médias et à la parole.
Qu’elles apparaissent dans l’espace public (rue, autobus) ou privé (galeries, salles de concert), ses installations et performances interrogent avec singularité nos technologies présentes et passées.

EN COMPLÉMENT
Visites-ateliers scolaires du 16 mars au 12 mai de 9 h 30 à 11 h 30
Projet de création de Cécile Babiole d’octobre 2016 à décembre 2017