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samedi 9 novembre à 15 h 30

Henri de Toulouse-Lautrec - 1864-1901

Conférence Histoire de l’art par Sylvie Testamarck

Tous publics
Tarifs : 5 € - Non adhérents
 / Entrée libre - Adhérents et moins de 18 ans
3 € - Adhérents des partenaires tremblaysiens

Descendant de l’illustre famille des comtes de Toulouse, le peintre naît à Albi en 1864. Les mariages dans la noblesse se faisant couramment entre cousins, il est atteint d’une maladie génétique due à la consanguinité de ses parents.
Les jambes cessent leur croissance dès l’âge de 14 ans, la tête et le torse paraissant dès lors démesurés. Sa vocation artistique se précisant Lautrec s’installe à Paris en 1882 et découvre dès lors ce qui s’y passe en matière d’art : rien de moins que la révolution opérée par les impressionnistes. Il loue un atelier à Montmartre et fréquente assidument Le Moulin Rouge, le Moulin de la galette, le Mirliton et autres lieux nocturnes. Paris devient sa ville et la nuit son domaine de prédilection. Très peu de paysages chez Lautrec : « La nature m’a trahi » dira-t-il.
L’artiste tire son génie de cette réalité du spectacle nocturne dont les fi gures majeures, à jamais immortalisées par son crayon, se nomment la Goulue, Jane Avril ou Aristide Bruant. Grille d’Egout, Nini Patte-en-l’air, Valentin le Désossé.. l’artiste dessine le rythme endiablé de ces danseurs, cette frénésie de mouvements qui lui est impossible mais que son crayon capture et restitue sans relâche. De là, l’extraordinaire vivacité de son dessin. La ligne est nerveuse, précise, imprévue, presque féline. Plus tard, la fête montmartroise descendra vers d’autres quartiers. Il dessine la Loïe Fuller aux Folies-Bergères, les clowns Foottit et Chocolat, la danseuse anglaise May Milton, la clownesse Cha-U-kao. Il collabore également aux journaux satiriques, réalise des maquettes de décors et de programmes pour le fameux théâtre de l’oeuvre de Lugné-Poe et pour le Théâtre-Libre d’Antoine.
Mais Lautrec est un buveur. Frappé d’une crise de délirium tremens, il est interné dans une maison de santé à Neuilly où il composera, de mémoire, une éblouissante suite de dessins sur le cirque. Libéré, Il fera encore quelques portraits mais laissera inachevée la dernière toile. Transporté au château de Malromé près de sa mère, il meurt à l’âge de 37 ans.
S. T.