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samedi 18 janvier à 15 h 30

Images de Femmes : les trois âges de la vie d’une femme vus en peinture

Conférence Histoire de l’art par Sylvie Testamarck

Ce cycle de conférences est organisé en collaboration avec la médiathèque Boris-Vian pour la réalisation des bibliographies.


Tous publics
Tarifs : 5 € - Non adhérents
 / Entrée libre - Adhérents et moins de 18 ans

C’est seulement à l’ère moderne que l’on a reconnu que les enfants étaient des êtres humain in nuce ( en germe).Dans le passé, la mortalité infantile ne permet- tait pas de se pencher sur la nature des petits, généralement considérée comme bizarre et difficile à comprendre. C’est donc au milieu du XIXe siècle qu’on inventa l’image de la petite fille. Une identité spécifique lui est dès lors attribuée dans différents domaines : jouets, vêtement, publicité, peinture.

Le thème de la jeune fille et de la Mort connait depuis très longtemps une immense fortune iconographique. Ce thème prend racine dans de vieilles traditions mythologiques. Chez les anciens grecs, le rapt de Perséphone par Hadès est une évidente préfiguration de la collision entre Éros et Thanatos. Le thème sera repris par la chrétienté et connaitra son apogée avec les peintres allemands de la Renaissance (dont Hans Baldung Grien).

La maturité demeure pour de nombreux peintres l’occasion de célébrer la virilité des hommes, elle est néanmoins beaucoup moins abordée dans la repré- sentation des femmes. La période idéale pour la représentation de celle-ci reste la jeunesse. Même constat pour l’extrême vieillesse. Si l’art grec l’aborde rare- ment, ce thème constituera une grande conquête de l’hellénisme, attentif à la description des aspects plus « pathétique » du réel. La femme est en revanche plus souvent associée à la folie.
La vieille femme est évoquée dans la peinture au travers de personnages tels celui de Sainte Anne ( le culte rendu à la mère de la vierge encourageant la promotion des liens familiaux), celui de la nourrice (Sofonisba Anguissola représentant avec tendresse sa nourrice dans l’autoportrait de 1651) ou ceux plus ambiguës et inquiétants de la veuve et de la sorcière.

Nous achèverons ce parcours par la présentation de deux artistes plasticiennes contemporaines interrogeant ce thème avec tendresse et humour.