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samedi 9 janvier à 15 h 30

L’Orientalisme

Conférence Histoire de l’art par Sylvie Testamarck

Tous publics
Tarifs : 5 € - Non adhérents
 / Entrée libre - Adhérents et moins de 18 ans
3 € - Adhérents des partenaires tremblaysiens

... ou la fascination de l’ailleurs.

La fascination pour l’Orient qui traverse l’histoire de l’art occidental connait au XIXe siècle un essor considérable. Plusieurs évènements historiques sont à l’origine de cet extraordinaire engouement : la campagne d’Égypte, la guerre d’indépendance de la Grèce, la conquête de l’Algérie, le déclin progressif de l’Empire Ottoman.
L’Orient hante désormais l’imaginaire des peintres et des écrivains. Le grand voyage en Europe des intellectuels, jusque-là cantonné à l’Italie et la Grèce, devient désormais un voyage tout autour de la Méditerranée. « Au siècle de Louis XIV, on était helléniste, maintenant on est orientaliste » pourra dire Victor Hugo.

Séduits par la puissance de dépaysement, les artistes romantiques (tel Delacroix) y puisent des thèmes nouveaux (cruauté de la chasse, pittoresque des scènes de rues, sensualité des femmes des harems), l’ensemble étant évoqué par des couleurs plus vives, des effets de lumières plus intenses. La confrontation avec l’Orient conduit toutefois certains artistes à s’intéresser davantage à la réalité. Des peintres tel Guillaumet (à qui fut attribué le surnom de « Millet du désert ») appartiennent à cet orientalisme naturaliste.
S’ils ne partent pas, les artistes s’inspirent de récit de voyage tel Ingres pour la réalisation du Bain turc, parfaite illustration de l’Orient orientalisant tel qu’il fut fantasmé par l’Europe.

Si le mouvement s’épuise fin XIXe, les grands acteurs de la modernité ne resteront pas insensibles à la tentation orientale. Renoir, Kandinsky, Matisse, Klee feront eux aussi le voyage en Orient, puisant là-bas sources d’inspiration et solutions picturales nouvelles.

S. T.

SYLVIE TESTAMARCK
Sylvie Testamarck est diplômée des Beaux-Arts de Paris. Travaille la sculpture jusqu’en 1992, date à laquelle elle abandonne définitivement cet outil d’expression au profit du dessin. Expose régulièrement. Assure par ailleurs des conférences sur Paris et environs. Elle est aussi professeur d’histoire de l’art à l’Université Averroès de Bondy.