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Samedi 28 septembre à 15 h 30

Le Nu dans l’art, de l’Antiquité à l’époque moderne

Conférence Histoire de l’art par Sylvie Testamarck

Ce cycle de conférences est organisé en collaboration avec la médiathèque Boris-Vian pour la réalisation des bibliographies.


Tous publics
Tarifs : 5 € - Non adhérents
 / Entrée libre - Adhérents et moins de 18 ans

Conférence présentée en écho à l’exposition Masculin-Masculin, au musée d’Orsay du 24 septembre 2013 au 2 janvier 2014.

Le nu traverse toutes les époques de la préhistoire à nos jours. La vision qu’une époque projette sur le corps humain influence toutefois inévitablement et considérablement l’artiste traitant ce sujet.

C’est en Grèce que le nu a trouvé l’apogée de sa glorification. La représentation de leurs dieux anthropomorphes évoquant la perfection corporelle, la beauté divine a été transférée à l’homme. De la place acquise par le nu dans l’idéalisme grec, on passe durant le Moyen-Âge à l’occultation de la chair considérée comme suspecte. De multiples statues antiques sont détruites et la nudité est désormais associée au péché.

À la Renaissance, le retour à la centralité de l’homme (figure privilégiée de Dieu, mesure et ordre de toutes les choses de la création), implique nécessairement l’imitation des modèles de l’Antiquité que l’on redécouvre alors fiévreusement. Le maniérisme, le baroque, le rococo et le néoclassicisme ont ensuite décliné ce thème à leur manière, un thème qui d’ailleurs ne s’affirme en tant que genre qu’au XVIIIe siècle au sein des académies. À l’élimination de tous les accidents de la nature prônée par le néoclassicisme (voir les nus d’Ingres) succède au XIXe siècle un naturalisme souvent jugé brutal. Dans la surenchère des mouvements artistiques qui vont se succéder au XXe siècle, le nu demeure un sujet privilégié soumis toutefois à une déconstruction formelle qui signe le déclin du nu classique.

Avec le body art le corps prend une importance nouvelle, celui-ci n’est plus représenté, il est l’espace même du désir créateur. Le corps de l’artiste devient une œuvre d’art.

EN COMPLÉMENT
Sortie culturelle tous publics Samedi 12 octobre en matinée