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samedi 5 novembre à 15 h 30

Le surréalisme d’hier et d’aujourd’hui

Conférence Histoire de l’art par Sylvie Testamarck

Tous publics
Tarifs : 5 € - Non adhérents
 / Entrée libre - Adhérents et moins de 18 ans
3 € - Adhérents des partenaires tremblaysiens

Présentation proposée en écho à l’exposition René Magritte : la trahison des images qui se tiendra au centre Georges Pompidou du 21 septembre 2016 au 23 janvier 2017.

« Beau comme la rencontre accidentelle, sur une table de dissection, d’une machine à coudre et d’un parapluie. » Comte de Lautréamont (Isidore Ducasse dit)

Le surréalisme, succédant au dadaisme, est un mouvement littéraire et artistique né après la Première guerre mondiale. Opposé à une vision rationnelle du monde, il repose sur les valeurs du rêve, du désir, de l’absurde et de la révolte. À partir des années 1920, le mouvement s’est propagé dans le monde entier influençant durablement des domaines aussi diversifiés que les arts plastiques, la littérature, le cinéma, le théâtre la musique et la politique.

Au début du siècle, les nouvelles théories de Freud sur l’inconscient et l’analyse des rêves intéressent et fascinent nombre d’artistes qui voient dans cette nouvelle approche une manière différente d’explorer cet énigmatique monde intérieur. Les surréalistes, toutefois, ne cherchent pas à interpréter les rêves : ils veulent s’en inspirer et les mettre en images. Dessins mescaliniens d’un Michaux, cadavres exquis, images pièges d’un Magritte, images doubles d’un Dali, écritures et dessins automatiques : ils ont accordé à la puissance du rêve toute latitude pour s’exprimer.

En 1966, la mort d’André Breton entraîne la fin du surréalisme ; trois ans plus tard, Jean Schuster signera officiellement dans le quotidien Le Monde, l’acte de décès du mouvement.
Pour autant celui-ci est-il mort ?

On trouve aujourd’hui beaucoup d’artistes partageant avec leurs aînés ce goût pour la manipulation et le détournement des images. À la fois héritiers du mouvement et successeurs à leur façon de l’esprit qui anima celui-ci, ils perpétuent à leur manière, ce désir têtu de « faire éclater de toute part le carcan du réel » comme le prônait si magnifiquement André Breton, figure tutélaire du surréalisme.

S. T.

SYLVIE TESTAMARCK
Sylvie Testamarck est diplômée des Beaux-Arts de Paris. Travaille la sculpture jusqu’en 1992, date à laquelle elle abandonne définitivement cet outil d’expression au profit du dessin. Expose régulièrement. Assure par ailleurs des conférences sur Paris et environs. Elle est aussi professeur d’histoire de l’art à l’Université Averroès de Bondy.