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samedi 17 janvier à 15 h 30

Les Âges de l’homme

Conférence Histoire de l’art par Sylvie Testamarck

Tous publics
Tarifs : 5 € - Non adhérents
 / Entrée libre - Adhérents et moins de 18 ans
3 € - Adhérents des partenaires tremblaysiens

Les différents thèmes de l’enfance, de la jeunesse, de la maturité, de la vieillesse masculine dans l’histoire de l’art.

L’histoire de l’art occidental est essentiellement une histoire de l’art figuratif dont l’homme est le sujet essentiel. La vision des différents âges de la vie a toutefois subis de grandes modifications au cours des siècles. Celle de l’enfance a, quant à elle, considérablement évolué. Les représentations païennes d’enfants, par exemple, prennent souvent l’apparence de personnages jouant un rôle dans une scène mythologique (tel Hercule enfant étouffant les serpents), ils ne représentent pas des enfants existants, ils demeurent des stéréotypes physique de l’enfance. Dans la peinture du Moyen-Age et de la Renaissance, l’enfant n’est pas non plus un sujet traité en lui-même. S’il est représenté, c’est essentiellement sous les traits de l’enfant Jésus (en témoigne l’abondante iconographie de la Vierge à l’Enfant). Accordant enfin aux enfants une personnalité et une attitude distincte des adultes, le XVIIIe siècle marque toutefois un tournant majeur dans l’histoire des représentations de l’enfance. À partir de cette époque, le monde de l’enfance obtient une véritable lisibilité dans les arts.

Le thème de la jeunesse, c’est assurément la Grèce antique qui sut la traduire dans un hommage à la beauté adolescente qui ne sera sans doute jamais égalée. L’art occidental a toutefois aussi largement célébré la maturité d’une manière spécifique. C’est par exemple sous les traits de Neptune qu’Andrea Doria, le vainqueur des mers, choisit de se faire portraiturer par Le Bronzino en 1530 (Portrait d’Andrea Doria en Neptune). Si l’art grec classique aborde rarement le thème de la vieillesse, celui-ci constitue une grande conquête de l’hellénisme. L’idéalisme de l’art classique est donc abandonné au profit d’une mimésis qu’on retrouvera au XVIIe siècle avec Caravage, Zurbaran, de la Tour.

Des représentations d’Amour enfant aux interrogations contemporaines d’un John Coplans sur son propre corps photographié vieillissant, il sera proposé un large éventail d’œuvres puisées à des sources iconographiques très diversifiées.

SYLVIE TESTAMARCK
Sylvie Testamarck est diplômée des Beaux-Arts de Paris. Travaille la sculpture jusqu’en 1992, date à laquelle elle abandonne définitivement cet outil d’expression au profit du dessin. Expose régulièrement. Assure par ailleurs des conférences sur Paris et environs. Elle est aussi professeur d’histoire de l’art à l’Université Averroès de Bondy.