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samedi 28 mai à 15 h 30

Les Paysages imaginaires

Conférence Histoire de l’art par Sylvie Testamarck

Tous publics
Tarifs : 5 € - Non adhérents
 / Entrée libre - Adhérents et moins de 18 ans
3 € - Adhérents des partenaires tremblaysiens

Visions du paradis, séjours infernaux, mondes lointains...

L’art occidental a toujours exploité le fantastique avec délectation. Les visions paradisiaques et infernales telles qu’elles furent mises en image par les peintres appartiennent à ce registre des paysages imaginaires.

Les anges apparaissent en peinture dès l’art paléochrétien et leur diffusion iconographique s’étend surtout à partir du Moyen Âge. Simples figures humaines au début du christianisme, elles seront par la suite dotées d’ailes et d’attribut distincts. L’idée d’un ciel qui s’étend au-dessus de toutes les autres sphères célestes (l’empyrée) se fixe au XIIIe siècle. Dans la pensée médiévale, il s’agit d’un espace immobile, le plus proche de Dieu, où les anges et les bienheureux jouiraient éternellement de sa lumière. Le Paradis, c’est assurément la description de la Jérusalem céleste telle qu’elle est évoquée par Saint Jean dans l’Apocalypse qui assure la très large diffusion de son iconographie.

En ce qui concerne l’enfer, C’est l’œuvre de Dante Alighieri qui a donné au monde de l’outre-tombe sa plus puissante évocation et nombreux furent les artistes à illustrer ce chef-d’œuvre de la littérature. La Divine Comédie décrit en effet la descente aux enfers du poète guidé par Virgile, son passage par le purgatoire et son accession au paradis.
Les descentes dans les profondeurs infernales sont par ailleurs présentes dans toutes les religions. Gilgamesh s’y rendit, Enée fut guidée par la sibylle de Cumes dans son voyage dans le monde souterrain et le dieu mexicain Quetzalcoatl lui-même pénétra dans le sombre domaine du Mitclan avec son frère jumeau. La plus célèbre des épopées souterraines demeure toutefois celle d’Orphée qui descendit dans le royaume d’Hadès à la recherche de son épouse Eurydice, la trouva et la perdit de nouveau pour toujours...

S. T.

SYLVIE TESTAMARCK
Sylvie Testamarck est diplômée des Beaux-Arts de Paris. Travaille la sculpture jusqu’en 1992, date à laquelle elle abandonne définitivement cet outil d’expression au profit du dessin. Expose régulièrement. Assure par ailleurs des conférences sur Paris et environs. Elle est aussi professeur d’histoire de l’art à l’Université Averroès de Bondy.